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Toucher thérapeutique

Energie de guérison, imposition des mains… ” efficace à condition d’avoir un don”, assurent les uns, “Il faut surtout être croyant.”, rétorquent les autres.

“Un don”, vraiment? Là je dis non, à moins que l’on se mette d’accord pour admettre que ce don sommeille en chacun de nous.

“Surtout être croyant”? Pourtant la technique qui nous intéresse n’a aucune base religieuse et ne se rattache à aucune confession. Alors?

Acceptons de secouer notre arbre à croyance un instant et faisons lumière sur tous ces “qu’en dira-t-on”

Le toucher thérapeutique est l’adaptation moderne de l’imposition des mains, technique ancestrale et universelle. Naguère réservée à quelques élus*, cette technique est maintenant à la portée de tout un chacun, cela grâce à une doctoresse de l’Université de New York. En effet, Dr D. Krieger, alors chargée de cours en soins infirmiers à l’école médicale de l’université de New York, a étudié et démystifié le phénomène de la guérison par imposition des mains. Ses recherches doctorales ont démontré que la guérison prenait place grâce à un échange d’énergie. Pour pratiquer cet échange, nul n’est besoin de faire une déclaration de foi, ni d’avoir reçu un don ou un secret d’un ancêtre. Il faut, par contre, avoir la claire intention d’aider l’autre.

La guérison est un potentiel humain naturel, voilà qui bouscule nos à priori ! L’ingrédient essentiel : l’intention d’aider l’autre, non pas dans un but égoïste et personnel, mais dans une démarche foncièrement altruiste.

Comment ça marche?

Si la pratique de l’imposition des mains remonte à la plus haute antiquité et se retrouve dans toutes les cultures à travers tous les âges, les recherches sur le sujet sont, elles, très récentes, datant quasiment toutes de ces dernières années. Plus de deux cents recherches doctorales ou post-doctorales ont été faites, durant cette décennie, sur le seul sujet du Toucher thérapeutique** .

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* “Le roi de France, par le prestige du sacre, recevait le pouvoir de guérir les écrouelles par simple imposition des mains”. Histoire de l’Antiquité à nos Jours,( p.92) M.Chaulanges & M. Pevsner, Delagrave SPES

** Les références de ces ouvrages peuvent être obtenues par la base de données “medline”. Vous y avez accès, entre autres, par le biais des bibliothèques universitaires et cantonales.

En quelques mots, les idées à la base sont les suivantes :

  • Il existe un système énergétique en chacun de nous.
  • Ce système est ouvert et en perpétuel changement (en fonction, par exemple, de nos pensées, du lieu, de l’environnement).
  • Chez une personne en santé, l’énergie circule librement. Le flot est interrompu ou dysharmonieux chez une personne malade.

Le thérapeute aura donc la tâche d’harmoniser le flot du champ énergétique de son patient.

Dans la pratique.

Avant tout travail la personne thérapeute doit se centrer, c’est à dire prendre contact avec la paix, l’harmonie qui règne au coeur d’elle-même. C’est à partir de ce centre que la personne travaillera, se faisant canal d’énergie, c’est à dire laissant circuler librement à l’intérieur d’elle-même l’énergie de guérison pour rejoindre la personne qu’elle a choisi d’aider.

Un outil à la portée de tous : les mains.

Le thérapeute longera le corps du patient avec ses mains, sans le toucher, à la recherche d’irrégularités dans son champ énergétique. Le travail consistera ensuite à régulariser le champ énergétique en question et, peut-être, à lui redonner un peu plus de tonus. Le système du patient ainsi réharmonisé aura le potentiel nécessaire pour que la guérison prenne place.

Le travail du thérapeute se limite à créer les conditions nécessaires optimales, à donner des énergies suffisantes au patient pour que celui-ci engendre sa propre guérison. Pour le thérapeute il s’agit donc de “bien faire et laisser faire”, de ne pas s’attacher à un résultat. La guérison s’opérera en son propre temps, à sa manière. Il serait dommage de faire le toucher thérapeutique à quelqu’un qui a, par exemple, mal au genou en ne pensant qu’à son genou s’attendant à ce que le patient lâche immédiatement prise de son mal. Ce serait sans doute passer à côté d’une chance de guérison globale. L’on ne sait en fait rien de ce qui se cache derrière un mal, rien des tensions qui ont amené le corps à cet équilibre précaire. Le toucher thérapeutique est un travail global qui rééquilibrera tant les couches correspondant au corps physique que celles qui agissent sur les corps émotionnel, mental , spirituel ou autre. Ce travail holistique est essentiel sachant qu’il est impossible de dissocier un mal physique d’un mal émotionnel, les deux sont intimement liés. C’est le patient qui sera son propre guérisseur ayant, grâce à cette technique, suffisamment d’énergie et d’ordre dans son système pour opérer sa propre guérison.

Redonner les clés de l’autonomie.

Par le toucher thérapeutique, le thérapeute n’est qu’un instrument semblable à un chargeur de batteries. Une fois son système réorienté ou rechargé, le patient retrouve toute son autonomie et son indépendance, libre de changer ou non ce qu’il y a à changer dans sa vie pour qu’une vraie guérison, durable, prenne place.

Tout guérir?

Des énergies qui circulent, qui sont en harmonie, sont garantes d’une vie saine. Il y a, on le sait, des points de non-retour dans le corps. Un membre amputé n’a aucun espoir de repousser, avec ou sans harmonie dans son champ énergétique. Pourtant l’on peut vivre ce que l’on a à vivre avec plus ou moins de sérénité. Même dans les cas où la guérison du corps physique ne pourra pas se faire, l’apport du toucher thérapeutique reste précieux. L’harmonie apportée touche, en effet, non seulement le corps physique (où elle apportera un net soulagement des douleurs), mais également les champs émotionnel, mental et spirituel. Ce nouvel équilibre, même s’il est éphémère, permettra au patient de vivre des moments de calme et de paix intérieure, l’invitera à s’ouvrir à l’amour plutôt qu’à s’enfermer dans son mal.

La mort est certes l’aboutissement de la vie, aucune technique ne nous rendra immortel. Si on ne peut pas en choisir le moment ou la manière, sa qualité, elle, est de notre ressort. On peut quitter ce monde dans la paix la plus sereine ou dans la détresse la plus totale. Le toucher thérapeutique n’influencera sans doute pas l’heure, mais la qualité de ce départ.

Pour le thérapeute.

Il faut apprendre à agir comme un canal, sans s’investir personnellement. Dans un premier temps, il est intéressant de sensibiliser ses mains à la perception des énergies subtiles (voir l’exercice qui suit) . Il faudra développer son intuition et apprendre à se faire confiance.

Le potentiel de guérison sommeille en chacun/e de nous . Marchons à pas feutrés si nous ne sommes pas prêt/e/s à l’éveiller!

Hélène Chevalier

Hélène Chevalier a suivi sa formation en toucher thérapeutique aux USA avec Mme Dora Kunz et Dr Dolores Krieger, mères fondatrices de la méthode. Le premier séminaire de formation a été suivi en 1980, et depuis de nombreuses formations ont complété son parcours.

Canadienne d’origine, Hélène Chevalier habite en Suisse, à Martigny, où elle enseigne la méthode et où un groupe de soutien se rencontre mensuellement depuis les années 80.

Contact : helene.chevalier@javateria.net. +41 27 722 66 58.